Présentation



La compagnie FACT est née, en 2013, de la rencontre de quatre jeunes artistes au sein de l’Institut National des Arts du Spectacle (INSAS). Aurélien LABRUYERE, Francois GILLEROT, Clement GOETHALS et Jean-Baptiste DELCOURT. Notre première idée était de créer une famille artistique dans laquelle chacun puisse exister individuellement aussi bien que collectivement.
Dans l’année qui a suivie la naissance de la compagnie, nous lançons différents projets : Tout ce vide me bourre la panse et Et la Tendresse ? librement inspiré de l'oeuvre d'Evelyne de la Chenelière mis en scène par Clément Goethals et Par les Villages de Peter Handke, mis en scène par Jean-Baptiste Delcourt. Ces projets se joueront ensuite en Alsace, à Bruxelles, à Tournai et à Paris, jusqu'en 2017.

Désireux de ne pas être limités par des frontières, tant territoriales que thématiques, l’objectif de la FACT est, entre autres, de découvrir et de collaborer à l’étranger. Un premier pas a été fait dans ce sens en coopérant avec la résidence d’artistes Probedones d’Abaigt basée dans les Pyrénées Orientales, avec le Théâtre Espace Libre de Montréal et le Théâtre du Peuple de Bussang.

Aujourd'hui, la FACT soutient également d'autres projets comme BOLERO de et par Lucile CHARNIER, Manger des épinards c'est bien, conduire une voiture c'est mieux d’Eline SCHUMACHER, et L'empreinte du vertige d'Angèle Baux. Une manière et poursuivre notre philosophie d'ouverture et d'aller sans cesse à la rencontre d'autres artistes.

Après ces premiers projets, la FACT, ayant bénéficiée du soutien de plusieurs lieux et institutions, trouve sa place au sein du BOCAL, un espace de travail commun (bureaux, salle de réunion, etc), où des compagnies comme Mariedl, Transquinquennal et d'autres mutualisent leurs savoir-faire.

Pour l'avenir se dessinent quatre nouveaux spectacles. Traces d'étoiles mis en scène par Jean-Baptiste Delcourt, Angèle Baux et Clément Goethals au Théâtre du Peuple de Bussang, Carnage la nouvelle création de Clement Goethals, Coriolan de Shakespeare mis en scène par Jean-Baptiste Delcourt et En attendant l'ennemi une création collective des quatre artistes réunis.




Edito









La FACT, compagnie théâtrale, c'est quatre artistes (Clément, François, Jean-Baptiste et Aurélien) qui s'associent pour créer des spectacles et pour en soutenir d'autres venants d'artistes différents. S'y joignent alors aujourd'hui d'autres acteurs et metteurs en scènes, des créateurs, des administrateurs, etc.. Grâce à toutes ces énergies, la FACT devient un espace d'échange et de discussion collective qui imagine son avenir au quotidien. Nous souhaitons mutualiser nos savoir-faire, au service de chaque nouveau projet. Au fur et à mesure des créations, nous apprenons ensemble, cherchons ensemble, inventons ensemble, chacun dans notre rôle. C'est cette connaissance du travail des uns et des autres et ce soutien donné à d'autres artistes qui permettent cette confiance en tous. Nous rêvons un théâtre en liberté, qui met notre idée du « Réel » en question, et joint nos imaginaires l'espace d'une représentation. Émancipés du désir constant de nouveauté factice que notre monde impose, nous préférons la recherche sincère et perpétuelle de la beauté et de la vérité. Les créations de la compagnie FACT, à la mesure de leur champs d'action, veulent apporter leur petite pierre à cet édifice qu'est l'Art service de tous! Qu'importe les supports que nous utiliserons, car la diversité des formes que nous créons, nous prouvent que tous les univers se répondent, dès lors qu'ils convergent vers notre nécessité d'enfin prendre la parole!



Un groupe théâtral à l’âme puissante, où le dialogue est roi. « Tout seul, on est précaire. Le système nous programme pour être des concurrents. On a décide de refuser cette injonction et de faire route ensemble ». La preuve, tout bientôt, par En attendant l'ennemi, où les quatre artistes seront tous sur le plateau et tous metteurs en scène. « On est très soudé. Être plusieurs, c’est mettre l’esprit en mouvement. J’estime que notre collectif est bien plus intéressant que ma petite personne».
Laurent Ancion - Journaliste